(voir aussi Multivers)
Philosophie, science, religion, morale, physique, métaphysique… les idées ont leur vie propre. Elles se reproduisent, évoluent, se propagent et nous survivent, ainsi via les textes, extraits et citations que nous vous proposons…
« … au début ceci n’était rien. Il n’y avait ni ciel, ni terre, ni atmosphère. Le Non existant résolut : Que Je sois ! Il s’échauffa par la méditation, de cette ardeur fut produite la fumée. Il s’échauffa encore, de cette ardeur fut produite la lumière. Il s’échauffa encore…. fut produite la flamme… furent produits les rayons… fut produit le brouillard. »
Jean Herbert,
« La mythologie indoue », Albin Michel, 1980.
« Au commencement, Dieu créa le ciel et la terre.
La terre n’était que chaos et vide. Il y avait des ténèbres à la surface de l’abîme et l’Esprit de Dieu planait au-dessus de l’eau.
Dieu dit: » Qu’il y ait de la lumière! « et la lumière fut.
Dieu vit que la lumière était bonne, et il sépara la lumière des ténèbres.
Dieu appela la lumière jour, et les ténèbres nuit. Il y eut un soir et il y eut un matin. Ce fut le premier jour.
Dieu dit: » Qu’il y ait une étendue entre les eaux pour les séparer les unes des autres ! «
Dieu fit l’étendue et sépara ainsi l’eau qui est au-dessous de l’étendue de celle qui est au-dessus. Cela se passa ainsi.
Dieu appela l’étendue ciel. Il y eut un soir et il y eut un matin. Ce fut le deuxième jour.
Dieu dit: « Que les eaux qui sont au-dessous du ciel se rassemblent à un seul endroit et que le sec apparaisse! « Et cela se passa ainsi.
Dieu appela le sec terre, et la masse des eaux mers. Dieu vit que c’était bon. »
Genèse 1.1-25
« Oseriez-vous renier Celui qui créa la terre en deux jours et Lui supposer des égaux ? Il est le Seigneur des univers. Il y posa d’en haut des ancrages, y mit la bénédiction et en proportionna les nourritures en quatre jours d’égale durée pour qui interroge. Puis, Il s’adressa au ciel qui était alors fumée et lui dit, ainsi qu’à la terre: « Venez tous deux, bon gré, mal gré. » Tous deux dirent : » Nous venons obéissants. » Il institua sept cieux en deux jours et révéla à chaque ciel sa fonction. Nous avons décoré le ciel inférieur de lustres et c’était aussi pour la protection. Tel est l’ordre établi par le Tout-Puissant, l’Omniscient. »
Coran, Fussilat – 41/9-12
« L’évolution présuppose la Création ; la Création se présente à la lumière de l’évolution comme un événement étendu dans le temps, à travers lequel Dieu devient visible aux yeux de la foi comme Créateur des cieux et de la Terre. »
Pape Jean-Paul II, « D. Catholique numéro 1901 », 1985.
« Pourquoi l’univers a-t-il été créé ? Qu’est-ce qui a poussé le Créateur à engendrer l’univers tel que nous le connaissons ? Essayons de comprendre : avant le Temps de Planck, rien n’existe. Ou plutôt : c’est le règne de la Totalité intemporelle, de l’intégrité parfaite, de la symétrie absolue : seule le Principe Originel est là, dans le néant, force infinie, illimitée, sans commencement ni fin (…) Et puis, « quelque chose » va se produire. Quoi ? Je ne sais pas. Un soupir de Rien. Peut-être une sorte d’accident du néant, une fluctuation du vide : en un instant fantastique, le Créateur, conscient d’être celui qui Est dans la Totalité du néant, va décider de créer un miroir à sa propre existence. »
Jean Guitton et I. Bogdanov,
« Dieu et la science », Grasset, 1991, p. 52.
« … toutes les solutions aux équations d’Einstein dans lesquelles l’Univers contient la quantité de matière correspondant à nos observations aboutissent à une constatation capitale : à un certain moment du passé, voilà environ 13,7 milliards d’années, la distance entre galaxies voisines a dû être nulle. En d’autres termes, l’Univers était tout entier comprimé en un point unique, de volume nul, comme une sphère de rayon zéro. À cet instant, la densité de l’Univers et la courbure de l’espace-temps ont dû être infinies. C’est ce moment que nous appelons le big-bang. »
Stephen Hawking,
« Une belle histoire du Temps », Flammarion, 2005, p. 84.
« En ce moment même, un satellite glisse en silence à 1 million et demi de kilomètres de la Terre. Lancé le 14 mai 2009, PLANCK poursuit sa mission extraordinaire (…) En réussissant à reconstituer le scénario énigmatique des tout premiers instants de l’Univers, en nous montrant comment tout a commencé, PLANCK va livrer à l’humanité un fabuleux trésor cosmologique : peut-être pas le visage de Dieu, mais tout au fond du gouffre du temps, mystérieux et splendide, l’instant même de la création. »
Igor et Grichka Bogdanov,
« Le visage de Dieu », Grasset, 2010, p. 258 et 260.
« Un résultat au hasard est un résultat imprévu. Mais imprévu pour qui ? Bien des choses ont imprévues, soit parce qu’elles sont le résultat de processus trop complexes pour être appréhendés, soit parce qu’on n’a pas prêté attention à toutes sortes de détails qui ont influencé le résultat. En revanche, un résultat au « vrai » hasard est imprévu car intrinsèquement imprévisible : un tel résultat n’est pas déterminé par une ou plusieurs chaînes causales, si complexes soient-elles. Un résultat au vrai hasard n’est pas prévisible car, avant de se manifester, il n’existait pas du tout : il n’était pas nécessaire, sa réalisation est un acte de pure création. »
Nicolas Gisin,
« L’impensable hasard – Non-localité, téléportation et autres merveilles quantiques »,
Odile Jacob, 2012, num. Nord Compo, p. 35.
[…] aussi Création, Finalisme et […]
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