(voir aussi Aliénation)
Philosophie, science, religion, morale, physique, métaphysique… les idées ont leur vie propre. Elles se reproduisent, évoluent, se propagent et nous survivent, ainsi via les textes, extraits et citations que nous vous proposons…
« Dans les actions des hommes et surtout des princes, qui ne peuvent être scrutées devant un tribunal, ce que l’on considère c’est le résultat. Que le prince songe donc uniquement à conserver sa vie et son État ; s’il y réussit, tous les moyens qu’il aura pris seront jugés honorables et loués par tout le monde ; le vulgaire est toujours séduit par l’apparence et par l’événement ; et le vulgaire ne fait-il pas le monde ? »
Nicolas Machiavel (1513),
« Le Prince », chap. XVIII, Poche classique, 1962.
« Un jour, Kelley lui demande ce qu’il pense de la position du parti nazi quant à l’infériorité raciale des non-Aryens. « Personne ne croit à ces balivernes », répond Göring. « Lorsque je lui ai fait remarquer que cette théorie avait causé la mort de près de six millions d’êtres humains, racontera Kelley, il a ajouté : « Eh, bien, c’est que c’était de la bonne propagande politique ! » »
Jack El-Hai,
« Le nazi et le psychiatre », Éd. des Arènes, 2013, p. 105.
« … s’il est courant de voir un P.-D.G. ventripotent convaincre ou séduire l’un ou l’une de ses subordonnés, il est plus rare que l’inverse se produise. Aussi, argumentation et séduction ne sont-elles pas pour l’homme de la rue les moyens les plus sûrs de parvenir à ses fins.
Que faire alors, sinon manipuler ? La manipulation reste, en effet, l’ultime recours dont disposent ceux qui sont dépourvus de pouvoir ou de moyen de pression. Elle présente, en outre, l’avantage de ne pas apparaître comme telle, autrui ayant le sentiment d’avoir agi librement sur la base de ses idées et de ses valeurs… »
Robert-Vincent Joule et Jean-Léon Beauvois,
« Petit traité de manipulation à l’usage des honnêtes gens »,
PUG, 2002, introd., p. 16.
« Il existerait plus d’une quarantaine d’éco-logos dans le monde entier et des centaines de labels « verts », dont certains ne sont que de simples promesses sans caution d’organismes certifiés. La tentation est effectivement très grande pour les entreprises de s’auto-décerner des labels de qualité, le manque d’expertise des consommateurs favorisant quasi-systématiquement le succès de ce genre de label. »
Fabrice Larceneux,
in « Comment prévenir le greenwashing ? »,
Centre de recherche DMSP, Cahier n°379, Juin 2008.
« Nous n’avons pas fini de nous faire de jolies guerres classiques, civiles, locales ou régionales. Nous nous en déclarerons de plus admirables encore dans la catégorie NBC. Telle est notre nature. Nous adorons écrabouiller, saigner, décapiter, brûler ou affamer nos congénères. Nous ne pouvons pas nous empêcher d’essayer(…)
Les gaz, les virus et les bactéries font merveille. Les mégatonnes nucléaires écrasent, carbonisent et irradient avec une efficacité digne de notre civilisation de science et de progrès. Nous nous suiciderons avec enthousiasme. »
Yves Paccalet,
« L’humanité disparaîtra, bon débarras ! », Flammarion, 2013, p. 191-192.
« – Un écologiste a proposé, en désespoir de cause, que nous mangions nos rejetons ! L’apport en protéines serait considérable et l’explosion démographique stoppée net. Pourquoi ne préconiserais-tu pas l’inverse ? Une fois la limite d’âge atteinte, hop, les vieux à la marmite ! Cela résoudrait de surcroît les problèmes liés au vieillissement de la population et diminuerait la pollution due aux incinérations…
Emma ne sourit pas.
– Le cynisme est une fuite que je m’interdis, Thomas. Je suis prête à de vrais sacrifices pour que ma fille n’hérite pas de l’apocalypse que nous lui concoctons… »
Yves Thelen, « L’Ère d’Ève ».
[…] (voir aussi Cynisme) […]
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