(voir aussi Multivers)
Philosophie, science, religion, morale, physique, métaphysique… les idées ont leur vie propre. Elles se reproduisent, évoluent, se propagent et nous survivent, ainsi via les textes, extraits et citations que nous vous proposons…
« Et je suis certain que Nundinio, non plus que ceux qui exercent le magistère de l’entendement, ne pourra jamais établir (fût-ce avec une demi-probabilité) que notre univers corporel ait une limite, et que par conséquent les astres contenus dans son espace soient en nombre fini. Ni que cet univers connaisse un centre et un milieu naturellement déterminés. »
Giordano Bruno (1584),
« Le Banquet des cendres », Éd. de l’Éclat, 1988.
« Tout le monde visible n’est qu’un trait imperceptible dans l’ample sein de la nature. Nulle idée n’en approche. Nous avons beau enfler nos conceptions au-delà des espaces imaginables, nous n’enfantons que des atomes au prix de la réalité des choses. »
Blaise Pascal, « Pensées », 1656.
« Représentez-vous l’univers comme un grand animal, les étoiles qui sont des mondes comme d’autres animaux dedans lui qui servent réciproquement de mondes à d’autres peuples, tels qu’à nous, qu’aux chevaux et qu’aux éléphants ; et nous, à notre tour, sommes aussi les mondes de certaines gens encore plus petits, comme des chancres, des poux, des vers, des cirons… »
Cyrano de Bergerac,
« Les États et Empires de la Lune » (1657), Éd. de Londres, 2014.
« … le Soleil, la plus proche étoile qui nous chauffe et autour de laquelle gravite notre planète, est un million de fois plus volumineux que celle-ci. Réduisons cette masse à la dimension d’une balle de ping-pong : la Terre, un grain de sable à peine visible, est propulsée sur une trajectoire elliptique à une distance de l’ordre de cinq à dix mètres tandis que Pluton se balade à plus de deux cent mètres. À la même échelle, les télescopes révèlent des astres qui seraient aussi imposants que nos plus hauts gratte-ciel !
Si nous comprimons davantage notre grain de sable et conférons à la Terre la taille d’un atome, soit quelques dix millionièmes de millimètre, le Soleil et son cortège de planètes évoluent dans un cercle d’un millimètre de diamètre. L’étoile la plus proche, Alpha Centaure, dont la lumière met quatre ans pour nous parvenir, est encore distante de deux mètres cinquante (…)
Des milliards de galaxies, regroupant des myriades d’étoiles, peuplent l’espace et s’étalent sur quelque 14 milliards d’années lumière, ce qui porte encore les confins de l’univers observable, dans notre modèle réduit où nous vivrions sur un atome, à une dizaine de millions de kilomètres… »
YvesThelen,
« Éveil à l’esprit philosophique »,
L’Harmattan, 2009, p. 25-26.
« Washington DC, le 23 avril 1992 (…) George Smoot (…) se prépare à rejoindre la salle de presse pour annoncer une découverte qui , il le sait, fera dès le lendemain la une de tous les journaux du monde (…) pour la première fois, un satellite nommé Cosmic Background Explorer (COBE) venait de « photographier » la lumière la plus ancienne jamais émise par l’Univers : âgé de plus de 13 milliards d’années, ce rayonnement archaïque offrait une image saisissante de l’ « œuf cosmique » qui venait à peine de naître (…) l’Univers primordial était là, sous leurs yeux, ils le voyaient en taches rouges, jaunes et bleues encore plus clairement que la lune par beau temps… »
Igor et Grichka Bogdanov,
« Le visage de Dieu »,
Grasset, 2010, p. 13 et 16.
« Notre Univers : région sphérique de l’espace de laquelle la lumière a eu le temps de nous atteindre au cours des 14 milliards d’années depuis notre Big Bang »
Max Tegmark,
« Notre univers mathématique – En quête de la nature ultime du Réel »,
Dunod, Poche, 2014, p. 158.
[…] (voir aussi Relativité et Univers) […]
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